Japan Expo 2017 : avis, achats et conseils

La Japan Expo en quelques mots

La Japan Expo, c’est une grande exposition culturelle dédiée au Japon et à toutes sortes de loisirs dérivés. Les jeux-vidéo, les mangas, la musique (J-Pop et J-Rock), les anime, les arts martiaux, le cinéma mais également les traditions japonaises qu’elles soient culinaires ou vestimentaires ; à ce propos, c’est également l’occasion pour un grand nombre de personnes de dévoiler leur cosplay pour l’événement. Chloé (aka Les carnets de Jules) en a profité pour ressortir sa collection steampunk tant adorée du placard, sans oublier l’inimitable Jules, petit harfang pelucheux, qu’elle trimbale un peu partout.

C’est à ce titre que je me suis retrouvée affublée de la moitié de ses affaires et du fameux Jules qui nous a valu un certain nombres d’exclamations surprises (parce qu’il bouge !) et de bribes de conversations amusantes.

L’image contient peut-être : une personne ou plus, personnes debout, arbre, plante et plein air

Photo prise par Les carnets de Jules

Voici donc à quoi je ressemblais pour cette édition de la Japan Expo. Autant vous dire que j’avais chaud !

Mais pas d’inquiétude, nous avions de quoi supporter les heures de marche et la chaleur de la convention : quelque chose comme six ou huit bouteilles d’eau, un pulvérisateur et de quoi nous sustenter. Sans oublier, bien évidemment, le porte-monnaie à portée de main bien au chaud dans l’une des nombreuses sacoches que vous voyez sur cette image.

Chloé et moi avions déjà en tête un plan de bataille assez élaboré concernant ce fameux vendredi : levées à 5h30, 1h30 de préparation (costumes et maquillage obligent) et quasiment 2h de transport. Une fois arrivées, nous étions plutôt satisfaites de constater que la file avançait vite ; nos espoirs n’étaient donc pas consumés ! Car, oui, nous avions pour projet de nous jeter sur la dédicace de Jun Mochizuki (autrice de Crimson Shell et Pandora Hearts) qui venait présenter son tout nouveau manga, Les Mémoires de Vanitas, en tête de ma wish-list de cette année.

Hélas…

Mon avis sur cette 18ème édition

Cela fait à présent cinq ans que Chloé et moi allons à la Japan Expo ; nous y avons vécu de très sympathiques moments (rencontre sauvage avec Mathieu Sommet absolument pas prévue ou anticipée) comme de plus mauvais (malaise vagal dans le RER). Mais cette année a été vraiment décevante du point de vue de l’ambiance et, surtout, de la foule.

Arrivées à 9h30 dans la convention et dans la file de dédicace pour Jun Mochizuki (dédicace qui commençait à 11h), nous nous sommes vues refoulées car il n’y avait déjà plus de place. La cause ? L’éditeur japonais a décidé à la dernière minute de prévenir les équipes de Ki-oon : Jun Mochizuki ne verrait pas plus de quarante personnes. Assez déçues, il faut le dire, nous nous reportons sur le stand de Ki-oon lui-même qui recèle des nouveautés alléchantes.

Bien décidée à dézinguer ma wish-list, je suis assez enthousiaste malgré la précédente décception (Jun Mochizuki est notre mangaka préférée de tous les temps, pour faire court). Le contact passe bien avec l’un des membres du staff de Ki-oon qui, sans surprise, nous parle du petit Jules que je tiens au creux du bras et qui bouge joyeusement sa tête. Elle nous demande donc ce que nous voulons : Chloé obtient ce qu’elle veut sans problème et l’on me donne de la même façon le premier tome des Mémoires de Vanitas que j’attendais avec impatience. Le sac se remplit également du premier tome de Green Mechanic qui me faisait de l’œil depuis un moment. Mais ce n’est pas tout ! J’avais bien l’intention de repartir avec les trois premiers tomes d’Im (la nouveauté Ki-oon à l’honneur cette année avec Les Mémoires de Vanitas) ; c’est une saga pour laquelle j’ai eu un coup de cœur autant dans la forme que dans le fond (le coup de crayon de Morishita est fou et il suffit de me dire « Égypte ancienne » et « humour » pour que je fonce). J’étais donc plutôt contente de l’avoir entre les mains après en avoir lu des extraits gratuits. SAUF QUE. En fait, non. Il se trouve que le premier tome est en rupture de stock. Le manga à l’honneur. Chez Ki-oon. Seulement le deuxième jour de la convention. KÛAAAAAAAAA.

Vraiment dépitée cette fois, je fais sûrement de la peine à la vendeuse qui me rétorque gentiment : « Vous n’avez qu’à revenir demain ! » Oui mais non. Demain on ne revient pas ma petite dame. Demain c’est samedi. Et vu la foule qu’il y avait pour un vendredi, je n’avais clairement pas envie de revenir le week-end. Ce que j’ai donc fait, calculant déjà un itinéraire de secours, c’est que j’ai checké sur mon portable la disponibilité dudit tome 1 dans la Fnac située dans la gare près de chez moi. Bingo ! Il y est. Je prends donc les tomes 2 et 3 (je n’arrive pas à me faire un avis sur un manga sans lire au moins les premiers tomes) et essaye de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Le point positif, c’est qu’au moins nous avons hérité du magnifique sac géant Ki-oon offert pour l’achat de trois mangas (le compte y était tout pile du coup) et de deux très beaux badges à l’effigie de Noé et Vanitas, les héros de la nouvelle série de Jun Mochizuki. Bon. OK.

Nous nous en allons donc vers le stand de Square Enix avec notre bon offert par Ki-oon et nous retrouvons avec un autre cadeau estampillé Les Mémoires de Vanitas.

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La panoplie Les Mémoires de Vanitas

Au moins, j’ai à peu près ce que je veux. Et puis il se trouve que j’ai tout de même fait de très chouettes achats aux stands des jeunes créateurs et aux stands des amateurs ; de belles rencontres également. Comme d’habitude, les créateurs et les exposants sont très sympathiques et toujours intéressés par nos cosplays (surtout par Jules en fait).

20170712_142507.jpgJ’ai évidemment craqué pour un strap et un tee-shirt Yuri!!! on ICE, ainsi que pour un petit badge de chez Dragibuz (dont je vous conseille vivement le travail trop chou) ; sans compter le dix-huitième tome de Blue Exorcist. En somme, je n’ai dépensé de l’argent que pour des valeurs sûres : d’un côté la suite d’une série de mangas que je lis depuis longtemps, d’un autre des goodies d’un anime sur lequel j’ai craqué mon slip… Et puis les nouveaux mangas ont passé l’épreuve de mes goûts particuliers (je passe toujours un certain temps à me renseigner sur les auteurs et l’œuvre avant d’acheter quoi que ce soit). En bref, je suis contente.

De mes achats.

Car c’est là que se situe le problème, hélas. Je suis ravie de ce que j’ai déniché à la Japan Expo : je ne regrette absolument pas d’avoir dépensé l’argent que j’ai gagné en dispensant des cours, mes choix se sont révélés concluants (Chloé a testé et approuvé tout ce petit monde, je me réserve ces lectures pour un peu plus tard). À ce titre, je suis comblée. Tous mes achats ont une utilité propre. Mais c’est un problème. Bien évidemment, je vous souhaite d’être satisfait de vos achats à la Japan Expo, c’est un minimum ; mais je suis bien davantage heureuse d’avoir finalement dégoté le tome 1 d’Im à la Fnac en rentrant chez moi que du moment que j’ai passé dans la convention.

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L’ambiance n’était pas au rendez-vous, comme on dit. La popularité de cet événement empiète considérablement sur l’atmosphère de la convention : il y a plus de curieux que de passionnés dorénavant et ça se ressent. Il fut un temps où nous n’étions pas obligés de servir de boucliers humains à Jules pour lui éviter d’être éborgné par un visiteur et il fut un temps à on ne marchait pas systématiquement sur les talons de mes bottes de cosplay. Ça ne donne clairement pas envie de faire des efforts pour voir son travail ruiné par un manque de civisme extraordinaire. Sans compter ces malpolis, la foule devient insupportable. Les deux premiers jours de la Japan Expo avaient toujours été relativement calmes en comparaison du week-end, mais ce n’est plus le cas. À présent, on ne peut même plus circuler dans les endroits autrefois désertés tant ils sont bondés.

Résultat, on piétine toute la journée et on a atrocement mal aux pieds. Il en résulte la désagréable impression d’être dans une file pendant des heures et des heures. Pire, certains stands sont pris d’assaut et il est tout simplement impossible de s’en approcher. A contrario, d’autres stands sont désertés car pas assez populaires. Les gens ne prennent plus le temps d’échanger avec les visiteurs et les exposants, et c’est profondément triste. Autrement dit, si vous ne venez pas pour voir des amis, vous n’aurez que peu de contact humain.

Voici donc mon avis très mitigé de cette année.

En ce qui concerne mes achats, je ne sais pas encore par où commencer, que lire en premier, alors je vous encourage à aller choisir ça par vous-mêmes !

Quelques conseils (et PAL de cette été)

Pour commencer, je ne saurais que trop vous conseiller de vous préparer pour cette convention. Il est complètement inutile de songer à venir à l’improviste : vous risquez de passer à côté de très bons stands et de très bonnes animations, sans compter les invités et les titres à l’honneur cette année. Consultez le site officiel de la Japan Expo pour vous tenir au courant de ce genre de choses : tout y est annoncé et affiché. Vous pouvez préparer votre visite de cette façon ; choisissez les stands et les titres qui vous donnent le plus envie, c’est le meilleur moyen d’être au moins satisfait de ses achats.

Je vous invité également à y aller à plusieurs, ou du moins de voir des gens sur place. C’est toujours beaucoup plus amusant en groupe, surtout lorsque l’on fait du cosplay. Prévoyez également un budget d’un minimum de 50 euros : pour vos achats et pour les éventuels imprévus, ça peut sauver votre visite. Évitez également les dépenses inutiles : faites attention à la liste des objets interdits par Japan Expo (il suffit de consulter leur site pour ça), préparez-vous à manger et à boire (sur place, les prix sont exorbitants et la qualité pas toujours au rendez-vous) et surtout téléchargez le plan sur votre smartphone, des fois que la version papier soit déjà épuisée lorsque vous arrivez.

Pour éviter la foule, je vous conseille simplement de préférer la semaine au week-end et d’entrer et de sortir de la convention tôt. Repérez également les zones les moins fréquentées et les plus aérées pour vos pauses, cela vous sera bien utile. Si vous êtes cosplayeur, prévoyez un kit de couture et de la colle à postiche.

Je pense que j’ai fait le tour du plus essentiel et du plus évident : passons donc à présent à mes récents achats. Il se trouve qu’hier, malencontreusement, j’ai été amenée à errer dans un Gibert Joseph comme une âme en peine. J’en suis ressortie avec trois nouveaux livres pour ma PAL de l’été : Le maître du haut château de Philip K. Dick (classique de la science-fiction que j’ai envie de lire depuis longtemps), Belle du seigneur d’Albert Cohen (même topo, mais dans la catégorie des classiques) et Les Lames du Cardinal, intégrale de Pierre Pevel (édité par Bragelonne et c’est Pierre Pevel, il faut absolument que je le lise).

Bien évidemment, j’étais très heureuse de voir ma PAL diminuer à vue d’œil, mais elle ne sera décidément pas restée vide très longtemps ! Vous pouvez donc aller voter pour votre petit préféré juste ici.

On se retrouve donc dans quelques temps pour une nouvelle chronique, probablement littéraire. À la revoyure !

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